Vanoise , Auvergne-Rhône-Alpes , Aller-retour
Description du parcours
Le vallon de la Grande Sassière, sur la commune de Tignes, est une réserve naturelle nationale depuis 1973 : 22,33 km² étagés de 1 798 m dans les gorges de la Daille à 3 747 m au sommet de l'aiguille de la Grande Sassière, gérés par le Parc national de la Vanoise. C'est la haute montagne offerte à tout le monde : une piste en pente douce, praticable avec une poussette ou un fauteuil tout-terrain, qui mène en 1h15 au lac de la Sassière (2 460 m), face à la Tsanteleina et à son glacier. Et à la différence du cœur du parc, les chiens tenus en laisse y sont admis.
Du parking du Saut, on remonte les plateformes de stationnement et on passe la barrière. Cinquante mètres plus loin, se retourner : un verrou glaciaire de quartzite vert et blanc poli barre le vallon, ce qui reste de deux millions d'années de travail du glacier sur une roche plus dure que les schistes noirs alentour. La piste longe ensuite le torrent de la Sassière à travers le plan de la Sassière, un alpage exploité par la famille Milloz depuis 1987 : 55 vaches tarines et abondances dont le lait descend chaque jour à la coopérative de Bourg-Saint-Maurice pour le beaufort.
Au chalet du Santel, une butte en croissant de lune percée par le ruisseau et truffée de terriers de marmottes est une ancienne moraine, abandonnée par le glacier lors de son recul il y a environ 15 000 ans. Le vallon s'élargit, la piste monte plus franchement sur le dernier kilomètre et débouche sur la digue du barrage de la Sassière, un barrage-poids en enrochements de quartzite construit par EDF entre 1955 et 1959 à la place d'un lac naturel : 22 m de haut, 315 m de long, 44 hectares d'eau turquoise et 10,5 millions de m³ qui alimentent les centrales du Chevril et du Saut.
Depuis la digue, le panorama fait le tour de la réserve : la Grande Sassière (3 747 m) en schistes lustrés au nord, la Tsanteleina (3 602 m) et son glacier du Santel à l'est, la pointe de la Bailletaz (2 989 m) au sud-est. Chamois, bouquetins et marmottes fréquentent les pentes, l'aigle royal et le gypaète barbu le ciel : les jumelles sont l'équipement le plus utile de cette sortie. Le retour se fait par la même piste.
Points d'intérêt
Cinquante mètres après la barrière, se retourner : une barre de quartzite vert-blanc polie par le glacier ferme le vallon. Plus dure que les schistes noirs, elle a résisté à deux millions d'années d'érosion glaciaire.
Chalet d'alpage de la famille Milloz, qui exploite le vallon depuis 1987 : 55 vaches tarines et abondances, lait livré chaque jour à la coopérative de Bourg-Saint-Maurice pour le beaufort. Vente de fromage l'été. Les vaches sont chez elles : contourner le troupeau.
Butte végétalisée en croissant de lune percée par le ruisseau : une moraine laissée par le glacier il y a 15 000 ans, colonisée par des dizaines de marmottes. Meilleur poste d'observation du parcours, à distance et sans les nourrir.
Barrage-poids EDF en enrochements de quartzite pris dans les moraines sous la pointe de la Bailletaz, construit de 1955 à 1959 : 22,4 m de haut, 315 m de long. Le lac de 44 ha et 10,5 millions de m³ alimente les centrales du Chevril et du Saut. Baignade interdite.
Sur la digue : Grande Sassière (3 747 m) au nord, Tsanteleina (3 602 m) et glacier du Santel à l'est, pointe de la Bailletaz (2 989 m) au sud-est. Chamois et bouquetins sur les pentes le matin et le soir. Demi-tour ici, retour par la même piste.
Informations pratiques
À savoir avant de partir
Équipement recommandé
Variantes et extensions
Depuis la digue, un sentier de montagne (pas de poussette) suit la rive nord du lac puis remonte le fond du vallon en direction de la Tsanteleina et du glacier du Santel. Compter 1h aller-retour de plus pour atteindre l'extrémité du lac et les premiers replats sous le glacier, sans point d'arrivée obligé : on fait demi-tour quand on veut.
Depuis la rive sud du lac, un sentier monte au col de la Bailletaz (2 852 m), à la frontière du cœur du Parc national : 390 m D+ et 2h aller-retour en plus depuis le lac, sur un terrain plus raide et minéral. Panorama sur la Grande Motte et le Mont Pourri. Chiens interdits au-delà du col.
Le sommet de la réserve (3 747 m) se gravit depuis le Saut par son arête sud-ouest : 1 470 m D+, 8h, terrain de haute montagne avec névés et éboulis, réservé aux randonneurs alpins expérimentés et équipés. Souvent présenté comme le plus haut sommet des Alpes accessible en randonnée sans matériel de glacier par beau temps ; rien à voir avec la balade du lac.
Le Parc prête gratuitement des fauteuils tout-terrain Hippocampe pour ce parcours en juillet-août (réservation auprès du secteur Haute-Tarentaise du Parc, 04 79 07 02 70). La piste et les passerelles permettent un aller-retour de 2 km en pente douce jusqu'au chalet du Santel avec un accompagnant, voire jusqu'au lac pour les plus vaillants.